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"Unis pour secourir": souvenir d'un reportage fort en émotions.

Dernière mise à jour : 2 déc. 2022

Le 12 janvier 2017 restera à jamais gravé dans ma mémoire. Un violent coup de vent balaye les côtes du Finistère, levant alors une houle de 5 à 6 mètres. Le plafond de nuage est bas, mais les prévisions prévoient une amélioration vers 17 heures. Cela fait plus de dix jours que je prépare ce vol. Ce jour de janvier 2017 marque le commencement de l'aventure "Unis pour secourir".

Rendez-vous est pris à 10 heures, à l'aéroclub de la Baule (44). Dehors il pleut des trombes d'eau. Ce n'est pas le temps rêvé pour réaliser des images. Autour d'un café, nous refaisons le plan de vol précis avec mon pilote, car aujourd'hui, je réalise les premières images pour mon livre "Unis pour secourir", avec la participation exceptionnelle des bénévoles des stations SNSM de l'île de Sein et de Penmarc'h.


Le coefficient de marée est de 96, la basse mer est à 10h53 et la pleine mer est à 17h07. Par échange de SMS, je confirme aux patrons des deux canots tous-temps, les horaires et lieux de rencontre. Tout est réglé à la minute. Une chose n'est pas maitrisée : la météo. Que faire si les éclaircies annoncées n'arrivent pas ? Comment nous organiser si l'état de la mer est trop violent, vis-à-vis des bénévoles qui vont prendre la mer ?


A la Baule, nous décollons sous une pluie battante. Durant tout le trajet vers l'Iroise, j'ai le regard à droite à gauche, à la recherche de la moindre amélioration. Quimper se présente. Il faut refiouler. Le vol face au vent nous a fait beaucoup consommer et si on veut être tranquilles plus tard, il faut refaire le plein. Redécollage. Le vent est très violent mais les nuages paraissent moins épais. Cap est mis vers la pointe du Raz. Sur ma droite, j'observe le sémaphore, en face, le phare de la Vieille est magnifique, soudainement illuminé par un rayon de soleil sorti de nul part. Eclats de joie à bord de l'hélicoptère, la magie de la Bretagne opère. Les nuages sont en train de se disloquer et m'offrent des lumières extraordinaires de l'île de Sein à Ar Men.

Une lumière divine éclaire le phare d'Ar Men. Le canot tous-temps (CTT) de la SNSM de l'île de Sein fait son demi-tour pour rentrer. En quelques minutes, alors que nous reprenons de l'altitude et prenons le cap en direction de Penmarc'h où nous attendent les bénévoles de la station, je me retourne et observe le ciel se charger à nouveau. La vue est saisissante. Un violent grain s'approche du phare (à gauche sur l'image). Le CTT parait si petit dans cet océan déchainé.

Après de longues minutes d'un vol aux secousses éprouvantes, nous voila en vue du canot de sauvetage de la SNSM de Penmarc'h. Depuis les airs, nous sentons le vent forcir. Les conditions de mer vont me permettre la réalisation d'images dont deux seront choisies par Paris Match* afin d'illustrer un article consacré aux bénévoles, "chevaliers de l'océan".

Durant une demi-heure, je profite d'un ciel aux couleurs éclatantes afin pour réaliser des centaines de clichés forts en émotions.

Par échange VHF, nous décidons de mettre fin à ce "photex" époustouflant qui aura duré en tout, plusieurs heures. Tous à bord, sommes rincés, épuisés, lessivés. J'ai l'impression d'avoir été dans une machine à laver et d'avoir le dos en compote. Je n'ai plus de force. Sur le trajet retour, les nerfs lâchent. Je sais que j'ai obtenu des images fortes grâce à la participation des femmes et des hommes qui auront véritablement été des chevaliers de l'océan aujourd'hui. Je tiens ici à les remercier une nouvelle fois très chaleureusement pour leur confiance.

 

Vous souhaitez découvrir "Unis pour secourir", commandez votre ouvrage dédicacé directement sur mon site en cliquant sur l'onglet suivant.

 

* Paris Match



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